APRÈS L’EUPHORIE, LA RÉALITÉ

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Dans la série « ce que bien des gens pensent mais n’osent pas dire » …

On peut, à la fois, être fier et heureux de la victoire du Québec au Championnat national M18 tout en restant dubitatif face à ce qui se trame, sur la scène du hockey féminin québécois.

Fier et heureux parce que, en rassemblant les meilleurs éléments sur la même patinoire, on peut accomplir de grandes choses. Parce que, malgré le faible ratio de joueuses, au Québec, par rapport à d’autres provinces, il est clair que le potentiel et le talent sont là.

Dubitatif parce que, même si on réduit le nombre d’équipes de huit à six au niveau M18 AAA, à compter de la saison 2027-2028, on échappera encore un trop grand nombre de nos meilleures joueuses.

On va probablement réduire l’écart entre les équipes plus fortes et les plus faibles, mais les plus fortes ne le seront pas davantage. Pourquoi ? Parce que 14 des 20 membres d’Équipe Québec M18 2025 n’évoluent pas dans le réseau féminin québécois. Pas six, pas huit… QUATORZE ! Et ça ne changera pas de sitôt, malheureusement.

Cet écart, abyssal au niveau Collégial D1, aurait, lui aussi, un urgent besoin d’être comblé. Deux ou trois équipes qui gagnent presque tous leurs matches, d’autres qui perdent trop souvent, ça fait des années que ça dure et ça restera ainsi tant que la dispersion du talent prévaudra. Au détriment du hockey féminin québécois.

Conclusion : par ses choix, par ses décisions, Hockey Québec reconnaît la faiblesse de son propre réseau.

Image tirée de la diffusion HNLIVE.ca


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Commentaires

3 réponses à “APRÈS L’EUPHORIE, LA RÉALITÉ”

  1. Avatar de Pierre-Olivier Simard
    Pierre-Olivier Simard

    C’est quoi la solution? J’aimerais bien en discuter avec vous

    1. Avatar de Marco
      Marco

      Faut pas se faire d’illusion, les meilleures jeunes filles vont souvent se diriger vers standstead collège et Bourget pour espérer être remarquées par les universités américaines. Cela coûtent énormément cher aux parents et elles ne sont pas tous sélectionnées. Je crois qu’il faudrait des agents ou des représentants de la ligue élite du Québec qui pourrait représenter ses joueuses auprès des universités et les amener à venir voir des matchs afin de repérer ces jeunes filles. Les universités veulent les meilleures et un autre point important: grade twelve. Nos supers CÉGEP que l’on retrouve juste au Québec….

      1. Avatar de Christian Lemelin
        Christian Lemelin

        Comme si nos universités n’étaient pas à la hauteur ! Au niveau académique et sportif, nos universités sont en mesure d’offrir un encadrement de qualité, comparable et même supÉrieur à la grande majorité des universités américaines qui offrent un programme de hockey et nos universités le seront encore plus avec l’arrivée de l’Université Laval dans le décor. Sachez que les universités américaines ne seraient pas ce qu’elles sont sans les Canadiennes et autres étrangères (40 % de leurs effectifs, bon an, mal an). Aller aux États-Unis, un avantage pour les Québécoises ? Combien d’entre elles, pensez-vous, sernt sélectionnées par l’équipe nationale, dans un horizon de cinq ans ? Deux ? Combien seront recrutées par une équipe de la LPHF ? Pas besoin d’aller aux États-Unis pour ça. Lisez ceci : https://parlonshockeyaufeminin.com/aller-aux-etats-unis-pour-etre-vues/