Par Christian Lemelin
Entre le Championnat canadien M18 avec l’équipe du Québec, en 2013, et le Championnat U Sports avec les Gaiters de Bishop’s, en 2025, Valérie Bois, à chaque étape, s’est toujours consacrée avec rigueur aux mandats qu’on lui a confiés.
Sa réputation, solidifiée par ses récents succès, lui a permis de gravir un autre échelon dans sa carrière d’entraîneure. Cette fois, c’est au niveau professionnel, chez les Sirens de New York de la LPHF, qu’elle offrira son expertise et son dévouement.
Lors d’un récent passage à Lennoxville, Valérie Bois nous a raconté comment cette embauche, somme toute inattendue, s’est faite assez rapidement grâce à l’intervention d’un Québécois, le directeur-général Pascal Daoust, qu’elle ne connaissait que de nom !
Avisée de la vacance d’un poste chez les Sirens, Valérie Bois a soumis sa candidature en se disant que, « oui, la LPHF reste un objectif, mais je suis bien ou je suis, avec ma petite famille, je réside à deux minutes de mon travail et je suis entourée de personnes avec qui j’ai une relation exceptionnelle, On verra », peut-on résumer de ses propos.
Des quelque 80 candidatures, huit ont été retenues dont celle de Valérie Bois. Un appel de Pascal Daoust lui confirme l’intérêt de son équipe et il réfère son dossier à l’entraîneur-chef qui fera le suivi et aura le dernier mot dans le choix de son assistante. Car c’est une femme que l’on veut, prioritairement. À moins qu’une candidature masculine soit vraiment exceptionnelle.
Entre le premier contact et la décision finale, quelques jours à peine ont suffi. Valérie Bois a passé une entrevue à distance, a répondu aux demandes avec satisfaction, avec le résultat que l’on connait. À New York, on lui confiera la brigade défensive et la stratégie à développer lors des désavantages numériques.
Voilà pour l’aspect professionnel.
L’aspect humain, d’autre part, exigera quelques ajustements car il y a une petite famille derrière tout ça, un enfant de six ans qui ne verra pas sa mère aussi souvent qu’à l’habitude. « J’aurai quand même l’occasion de voir les miens quand on jouera à Montréal, Ottawa et même Boston, sans compter les pauses occasionnées par la Série de la rivalité, les Jeux olympiques et les mois de vacances (plus ou moins mi-mai à novembre) », confie-t-elle, en substance.
Pendant la saison, Valérie Bois partagera un appartement avec une assistante de l’équipe (pour réduire les coûts de logement assez élevés dans ce coin, on s’en doute), dans le même édifice où réside la Beauceronne Emmy Fecteau, au New Jersey. L’endroit n’est pas trop loin du site d’entraînement de l’équipe et du Prudential Center, où les matches locaux des Sirens sont disputés.
Une marche à la fois, c’est ainsi que Valérie Bois envisage l’avenir. Elle vient d’en gravir une, mais la prochaine, un poste d’entraîneure-cheffe, lui trotte quand même un peu dans la tête. Elle entend d’abord faire ses preuves, au poste qui sera le sien lors de la saison 2025-2026, après, on verra !

Valérie Bois, visiblement heureuse de ce qu’il lui arrive !







