Une chronique d’Éric Gaudreault-Drapeau, descripteur et responsable de la webdiffusion des Titans du Cégep Limoilou.
Comme expliqué dans la chronique précédente, le RSEQ impose aux équipes de division 1 collégiale de diffuser les matchs en faisant usage du réseau RSEQ.direct afin de rejoindre le plus de personnes intéressées par ces affrontements.
Afin de lancer la discussion sur le sujet, faisons ensemble un tour d’horizon de ce qui est imposé, des sanctions applicables et de l’état actuel de ces lignes directrices telles que vues par les institutions collégiales.
Quels sont les critères imposés par le RSEQ et est-ce que ceux-ci sont adéquats?
Dans ses règlements du secteur collégial, les « normes de diffusion des ligues provinciales » (section 20.1, voir page 26 du document suivant) du RSEQ citent les différents paramètres à être respectés ainsi qu’une sanction de 100$ applicable, depuis la saison 2023-2024, pour non-respect de ces critères.
Il va sans dire que la grande majorité des diffusions collégiales, tous sports confondus, n’atteignent pas le standard établi (partiellement par endroits). Souvent, cet écart est en raison d’un manque de ressources et/ou de connaissances afin d’atteindre ce plancher. La volonté et l’ambition d’offrir un produit supérieur au « strict minimum » demeurent également assez silencieux chez certains.
Il est, selon les règles citées plus haut, encouragé d’aller au-delà de ce qui est imposé, chose que quelques Cégeps font, mais cette hétérogénéité rend l’écart de qualité d’autant plus flagrant avec les institutions qui peinent (ou qui ne s’efforcent pas) à atteindre le minimum requis. Pour ces cas particuliers où l’effort n’y est pas, il est permis de s’en tenir au rasoir d’Hanlon.
La question en sous-titre plus haut demeure : Est-ce que les critères proposés sont trop élevées, ou plutôt, est-ce que l’absence de sanctions fait en sorte que les collèges sont laissés libres d’ignorer ces contraintes? Qu’en est-il de l’objectif du RSEQ quant à la visibilité de son produit suite à ces mandats envers les collèges?
Avec l’expérience acquise dans les dernières années, et après avoir discuté longuement avec plusieurs intervenants qui assurent la webdiffusion dans leurs collèges respectifs, la conclusion est simple : Le niveau minimal imposé est plus qu’acceptable, mais l’absence de suivi fait en sorte que des largesses sont passées sous silence. Plusieurs ignorent la présence de règles voir même de sanction, éléments qui sont souvent gérés par les responsables des sports des Cégeps. Des informations clés qui ne sont ainsi pas transmises à qui de droit lorsque le moment de lancer la diffusion arrive.
Il est normal que la priorité demeure l’expérience-client sur le terrain / à l’aréna / au stade, etc. La webdiffusion demeure pour plusieurs une nouvelle façon, bien que largement sous-exploitée, de rejoindre l’auditoire-cible. Le constat reste, il y a du travail à faire, main dans la main avec le RSEQ, les Cégeps et les équipes sportives, afin de rendre le produit plus visible auprès des amateurs de sports du Québec, qui ont la passion nécessaire pour mousser le talent local et célébrer les exploits réalisés par les étudiants-athlètes de chez nous.
Remerciements et salutations rapides à tous ceux dans le domaine de la webdiffusion collégiale qui ont pris le moment de répondre à mes questions concernant ces dits règlements, afin de vous offrir l’heure juste sur la perspective « au large » face à ces règlementations.
Comme mentionné à plusieurs reprises, il me fera plaisir de vous revenir prochainement avec une chronique plus élaborée concernant quelques méthodes et outils permettant d’obtenir une webdiffusion attirante ou même d’améliorer un produit existant. D’ici là, il est fort probable qu’un tour d’horizon du circuit collégial D1 féminin ainsi qu’une compilation de moments forts de celui-ci soit à l’ordre du jour d’une prochaine chronique.

Image extraite de la webdiffusion des Titans du 8 février 2025, au Centre Vidéotron. Cette prise de vue unique de la mise en jeu initiale de la rencontre fut une gracieuseté du généreux accueil offert par le Centre Vidéotron pour notre mise en ondes sur place. L’instant d’un soir, le hockey collégial avait son moment sous les projecteurs.







